Comment le dénommer autrement ? Tous ces articles qui vous vendent du rêve, qui vous promettent tout un tas d’astuces pour gagner de l’argent sur internet, simplement en produisant du contenu, en jouant à des jeux, ou bien en même vidant vos armoires de vêtements. Si c’était si facile que cela, les gens arrêteraient tout, se mettraient définitivement à incorpore ce juteux business tant suggéré, et l’économie ne serait plus, dans notre pays, comme nous la connaissons aujourd’hui.

Je préfère ici vous dire toute la vérité, rien que la vérité, et sur les coulisses finalement de ces « bonnes affaires » pour gagner de l’argent simplement en ligne, mais où finalement, les consommateurs comme les vendeurs sont tous bernés.

Les Vidéos Sur YouTube

Nous en consommons tous au moins une par jour. La vidéo YouTube est le véritable fléau du monde sur internet. Il est très facile pour moi de trouver un tuto maquillage, bricolage, ou même quelques suggestions jeux vidéo ou cinéma. Mais dès lors que l’envie me prend de passer de l’autre côté de l’écran, et cette mystérieuse ambition de le crever, disons-le, et bien c’est toute une série très particulière de conditions et d’engagements à remplir.

S’il m’avait pris par exemple de créer ma chaîne autour de la ville de Strasbourg, de transposer mon blog en somme sur le media player, les frais auraient été très importants à mes dépends. Tout d’abord le matériel vidéo et la lumière. Car oui, il en faut du matériel pour parvenir au même résultat que ces youtubeurs les plus populaires en France.

Ils ne réalisent pas leur vidéo simplement avec une webcam et la torche de leur smartphone. Si l’on jette un coup d’oeil sur une bonne caméra, une bonne lumière, et quelques accessoires pour présenter votre studio comme une vraie chambre d’ « adolescents » ou d’ « adulescents ». En gros, cela me reviendrait à un peu plus de 10 000€. Et c’est à ce prix que ce gagne la recette du succès.

Mais la supercherie de YouTube va encore plus loin que cela. Tout d’abord, la première année, dans le meilleur des cas, vous ne serez pas payé pour vos productions. Il faut du temps, en plus de l’argent, alors ne quittez pas tout pour devenir youtubeur, vous ne serez vraiment pas gagnant.

Ensuite, il est plusieurs conditions à remplir, comme je le disais. À commencer par le respect des droits d’auteur. C’est nouveau, ça vient de tomber, et il est dénommé comme le fatidique Article 13. Cette loi, déposée sous la directive européenne, permet de revendiquer les contenus protégés dès lors qu’ils sont employés dans une vidéo.

Un exemple très simple, autour de ma ville de Strasbourg, si j’avais voulu faire la promotion du nouveau film Venom, et que j’avais employé en introduction, de manière un peu habillée, à ma manière, la musique du film, les Studios Marvel pourraient tout simplement me demander l’argent gagné par le biais de cette vidéo postée. Ainsi, YouTube ne vous protège en rien contre ces modalités, et comme vous le signez de manière électronique à votre inscription et lors de la création de votre chaîne, vous n’avez aucun recours possible.

Ainsi, se lancer dans la grande marée de YouTube, et présenter ses productions vidéo, ça ne rapporte rien, à moins de faire partie du top des youtubeurs en France, et encore, les places sont très chères, et cela demande plusieurs années avant que ça n’arrive.

Les jeux d’argent sur internet

Nombre d’articles de presse font état de superbes jackpots remportés aux machines à sous, à Strasbourg ou ailleurs, et naturellement, cela créé une forme d’envie, ou je dirais même d’espoir, de vivre une vie meilleure, simplement en tournant une roue, ou même en participant à des tournois de poker. Mais est-ce vraiment possible de gagner ? C’est la question que je me suis posée, et je me suis renseignée autour des casinos en ligne. Les plateformes promettent monts et merveilles, il y a de tout pour vous amuser et vous divertir, avec des machines à sous à thèmes, des tables de jeux en live, face à de vrais croupiers, eux aussi présents dans un studio et projetant le décor d’un luxueux établissement, ainsi que des loteries ou même du vidéo poker. Il est même un bonus, de l’ordre de 1 000€ à 5 000€, qui est présenté, et tout cela gratuitement. Quelle aubaine. Sauf que pour en faire l’acquisition, il vous faut vous inscrire, sur un site dont vous ne connaissez ni la propriété, ni les dirigeants, et encore moins la légalité bien souvent, et par la suite, de déposer de l’argent, afin que ce superbe bonus gratuit vous revienne.

Mais encore une fois, c’est une série d’engagements que vous signez, dès lors que vous souscrivez à ces offres. Il est beaucoup de commentaires sur internet qui s’en plaignent alors, en précisant que le casino ne leur a pas versé l’argent gagné. Les conditions sont ainsi faites pour vous empêcher le plus souvent, pas tous, il reste quelques supports « honnêtes », de ne jamais en repartir gagnant. En acquérant un bonus de bienvenue de 100€, vous vous engagez au minimum à réinvestir 20 fois cette mise. Cela implique que vous êtes pris dans un engrenage où pour profiter de vos gains, vous devez dépenser 2 000€ de votre poche. Et ça ne comprend pas votre mise de départ.

Ensuite, j’aimerai revenir sur les applications mobiles, qui permettent de jouer au bingo ou même à des quiz, et d’y gagner de l’argent. Là encore, sur quelles garanties nous nous appuyons ? Absolument aucune. Et de nouveau, des joueurs se plaignent d’avoir gagné, mais de n’avoir toujours rien reçu, que ce soit le lot promis, ou encore le cash tant convoité. Alors oui, ces jeux sont très amusants, et nous pouvons tous en profiter de manière gratuite, pour se divertir en rentrant du travail, ou même lors d’une soirée avec des amis. Mais pour ce qui est de gagner de l’argent, je vous conseille d’oublier. Comme le dicton est significatif dans le monde des casinos, c’est toujours la maison qui gagne.

La vente de photos

Autre idée reçue sur une manière très facile de gagner de l’argent par le biais d’internet ou même des applications mobiles, c’est la vente de vos photos. Vous en vacances, avec des paysages, un repas dans un restaurant, une boutique un peu particulière que vous avez appréciée.

Lorsque nous parlions de droits d’auteur dans le registre de YouTube, cette loi s’applique à tous les supports. Ainsi, dès lors que vous prenez une photo, que ce soit avec l’Instax Mini de Fujifilm, ou même de manière plus courante avec votre smartphone, vous en êtes le seul propriétaire. Elle est unique de bien des manières, elle provient de votre vision des choses ou de l’évènement, et à partir du moment où vous la vendez via une application mobile révolutionnaire, elle ne vous appartient plus. Et ce pour une somme totalement dérisoire, d’1€ jusqu’à 10€ dans le meilleur des cas.

Inutile dès lors de vous préciser que cette photo, elle pourra être publiée des dizaines ou des centaines par le groupe auquel vous l’avez vendu, et que c’est un tout petit investissement pour lui, avec la manne financière importante que représente finalement votre photo. Seul argument valable en ce sens, c’est que oui, vous n’avez pas les contacts usuels pour vendre vos photos de manière indépendante. Alors pourquoi ne pas la poster sur les réseaux sociaux, comme Instagram ou Pinterest, d’être remarqué par des marques ou des clients, et de les vendre, à terme, au prix fort. Et pourquoi pas avec de nouvelles commandes à la clé. Si telle est votre ambition de gagner de l’argent par vos voyages et vos photos, ne passez pas par les supports vous les rachetant, avec les droits d’auteur, pour quelques pièces.

Vos armoires débordent ? Vendez tout à moitié prix !

Et dans ce registre, je vise tout particulièrement le support Vinted. Riche idée me direz-vous que de mettre en relation des hommes et des femmes, qui souhaitent simplement récupérer un peu d’argent avec la vente de vêtements ou chaussures qu’ils ne portent plus. Les vendeurs, comme les consommateurs, se plaignent tout particulièrement des conditions d’usage qui sont très floues, comme lors de l’envoi des colis, ou même encore un service client qui n’est vraiment pas présent pour ses usagers.

Les plaintes affluent, les commentaires néfastes touchent la marque, et pourtant, vous êtes encore des milliers à utiliser ce support, où finalement, vous ne faites que brader, même des vêtements neufs, pour 4€ à 5€ en moyenne. Les acheteurs n’hésitent pas à vous faire languir même, simplement pour grappiller 0,50€ sur une de vos ventes, et ces derniers ne sont pas de simples amateurs, ce sont des professionnels, en quête de bonnes affaires, et prêts à les revendre, sous leurs propres marques ou leurs propres boutiques en ligne, les fripes que vous leur avez cédées. Là encore donc, ne vous faites pas arnaquer, même une brocante sera plus payante pour vous.

La libre édition sur Amazon

Si vous vous sentez l’âme d’un auteur en herbe, la possibilité de vous défaire d’un éditeur classique est possible désormais avec Amazon. Vous fixez vous-même le prix de votre nouvelle ou de votre roman, voir autobiographie, sur une échelle de 1€ à 10€, et le site d’Amazon vous permet de le publier en ligne, avec une rétribution d’environ 50% par commande et téléchargement réalisé. Mais là encore, quelles sont les garanties ?

Les plaintes autour du géant du e-commerce affluent, et cela vient tout particulièrement des TPE et PME, et alors qu’il apparaît comme un service usuel pour vendre son produit de manière très simple, comme votre livre, supprime du jour au lendemain votre compte, mais en revanche, les commandes autour de votre production continuent. Ainsi, l’escroquerie est bien de mise, et la grande maison d’édition que représente désormais Amazon vole délibérément les auteurs, ne pouvant plus faire-valoir leurs droits, et se trouvant ainsi arnaquer par un partenaire a priori de confiance.

Beaucoup d’autres marchands de sable

Dans le registre de l’argent facile sur internet, il est beaucoup d’exemples que je pourrais vous citer. Et il en est un notamment qui revient assez souvent dans les médias, c’est la cryptomonnaie. Les mineurs comme les investisseurs, depuis le début de l’année 2018, se trouvent confronter à une véritable dévaluation des bitcoins.

En un semestre ou presque, le bitcoin a perdu la moitié de sa valeur initiale. Pourquoi ? Parce que tout le monde s’est mis à acheter au même moment, suite à une grande campagne de communication, que je pourrais davantage définir comme de la promotion, et qui s’est avéré être une arnaque une fois de plus. Les traders ont vu véritablement le coup venir. Ils ont alors tout vendu en début d’année 2018, les particuliers, tentés par l’aventure, ont acheté un bictoin, si ce n’est 2, et aujourd’hui, ils se retrouvent à devoir vendre à perte, à ces mêmes traders qui verront la courbe remonter tôt ou tard. Les mineurs eux-mêmes n’y voient plus l’intérêt, l’investissement global de ces « fermes à crypter » de la monnaie n’est plus rentable, à la vue de la valeur du bitcoin.

Et ce risque se répétera avec les autres cryptomonnaies que sont les Ethereums, Ripple, Litecoin et bien d’autres.