Nemesis sur Netflix : la nouvelle serie de la creatrice de Power qui vous accroche, notre avis

Nemesis est arrivée sans faire de bruit le 14 mai sur Netflix. Pas de campagne marketing énorme, pas de franchise derrière. Juste une nouvelle série criminelle signée Courtney A. Kemp, la créatrice de Power. Et pourtant, en 24 heures, elle était déjà numéro 2 en France et numéro 6 mondial.

Alors, c’est le coup de surprise ou juste une série correcte qui bénéficie de l’algorithme Netflix ? On a regardé les 8 épisodes pour vous.

En bref : Nemesis est la nouvelle série criminelle de Netflix, signée par la créatrice de Power. Disponible depuis le 14 mai 2026, elle a débuté numéro 2 en France et numéro 6 mondial. Un duel haletant entre un flic et un braqueur, dans la lignée de Heat. Voici tout ce qu’il faut savoir.

  • Sortie : 14 mai 2026 sur Netflix (8 épisodes)
  • Genre : Drame criminel, thriller, action
  • Créatrice : Courtney A. Kemp (Power) et Tani Marole
  • Casting : Matthew Law, Y’lan Noel, Cleopatra Coleman, Domenick Lombardozzi
  • Note : 6,6/10 (Quel Film Ce Soir)
  • Verdict : Un thriller solide qui ne révolutionne rien mais accroche vite

Nemesis, c’est quoi exactement ?

Au cœur de la série, deux hommes que tout oppose mais qui se ressemblent plus qu’ils ne le pensent. D’un côté, Isaiah Stiles (Matthew Law), un inspecteur brillant du LAPD, obsédé par la poursuite d’un gang de braqueurs qui a tué son coéquipier. De l’autre, Coltrane Wilder (Y’lan Noel), un ancien détenu devenu homme d’affaires respecté, qui mène en secret une équipe de braqueurs d’élite.

Le concept n’est pas nouveau. C’est le même duel traqueur contre traqué qui faisait le sel de Heat, le classique de Michael Mann avec Al Pacino et Robert De Niro. D’ailleurs, les créatrices de Nemesis assument cette référence. La série emprunte clairement à Mann, même si certains critiques estiment qu’elle n’en garde que le pire : une vision assez datée de la masculinité virile.

Mais Nemesis n’est pas qu’une série de braquage. C’est aussi une exploration de ce qui nous motive, nous soutient, et finit par nous détruire. Chaque épisode alterne entre les deux protagonistes, montrant comment leur obsession les éloigne de leur famille, de leurs collègues, et d’eux-mêmes.

Le casting : des inconnus et des visages familiers

Matthew Law n’est pas un nom que vous connaissez, mais vous l’avez déjà vu. Il était dans Abbott Elementary et Ahsoka. Il incarne Isaiah Stiles avec une intensité qui porte la série. Y’lan Noel, révélé dans Insecure, est excellent dans le rôle de Coltrane Wilder, un criminel charismatique qui ne se laisse jamais réduire à un méchant de caricature.

Autour des deux acteurs principaux, on trouve :

  • Cleopatra Coleman (Ebony Wilder) : Black Rabbit, Clipped
  • Domenick Lombardozzi (Dave Cerullo) : The Wire, Power, Tulsa King
  • Gabrielle Dennis (Candace Stiles) : The Big Door Prize
  • Tre Hale (Darren « Stro » Stroman) : All American, Platonic
  • Mike O’Malley (Rick Viggiano) : Heels, Snowpiercer
  • Stephanie Sigman (Nicolette Harper) : Narcos, S.W.A.T.

Le casting global est solide. Les seconds rôles ne sont pas là pour faire de la figuration. Chaque personnage a sa propre dynamique, ses propres tensions, et contribue à l’atmosphère générale de la série.

Ce que pensent les critiques

L’accueil critique est partagé, comme souvent avec les séries Netflix de ce genre.

Télérama est le plus sévère. La série ne garde de Michael Mann qu’une vieille idée de la masculinité virile, et son sexisme. Le journal estime que Nemesis emprunte à Heat sans en comprendre la profondeur, se contentant de copier les codes superficiels du film.

En face, le Journal du Geek est beaucoup plus enthousiaste. La série est décrite comme un carton mérité, un duel nerveux qui tient en haleine. La narration inversée entre les deux protagonistes est saluée comme une force majeure. Et la séquence du début de l’épisode 6 est présentée comme valant le coup d’œil à elle seule.

Le Point voit une proposition séduisante mais chargée, avec des séquences de braquage divertissantes qui cohabitent avec des coups de foudre et des scènes de ménage. SFR Actus parle d’une œuvre explosive en surface et cérébrale en profondeur, taillée pour une audience exigeante.

En résumé : les critiques qui attendaient un nouveau Heat sont déçus. Ceux qui ont accepté la série pour ce qu’elle est, un thriller criminel efficace avec des ambitions psychologiques, l’ont appréciée.

La fin expliquée (attention, spoilers)

ATTENTION : Cette section contient des spoilers complets sur la saison 1 de Nemesis.

Le final de Nemesis est un cliffhanger qui ne résout rien. Et c’est volontaire.

Dans le dernier épisode, Isaiah dépasse ses prérogatives de policier et conclut un accord avec un cartel pour attraper Coltrane. Sauf que le plan tourne mal : c’est Candace, la femme d’Isaiah, qui est enlevée à la place d’Ebony, la femme de Coltrane. Le fils d’Isaiah, Noah, décide de se faire justice lui-même et est blessé par un membre du cartel.

Face à cette crise, Isaiah et Coltrane s’associent momentanément pour sauver Noah. Et au moment où Isaiah pourrait enfin attraper celui qu’il poursuit depuis le début, il le laisse partir. Une décision qui place son rôle de père avant son métier de policier.

Mais l’histoire n’est pas finie. Candace est désormais dans les bras d’un autre homme. Le cartel en veut à Isaiah. Et la vie si bien construite de Coltrane est sens dessus dessous. Les créatrices assument cette fin ouverte : est-ce trop tard pour eux ? La question reste en suspens.

Ce cliffhanger est clairement une porte ouverte pour une saison 2. Avec un début à 46 millions d’heures vues en une semaine, Netflix devrait probablement donner son feu vert. Mais rien n’est officiel pour le moment.

Notre verdict honnête

Nemesis n’est pas la meilleure série criminelle de l’année. Mais c’est un thriller solide qui fait ce qu’on lui demande : il accroche, il tient en haleine, et il donne envie de binge-watcher.

La comparaison avec Heat est à la fois réductrice et flatteuse. Nemesis n’arrive pas à la cheville du film de Mann, mais elle ne se contente pas non plus de le copier. La narration parallèle entre les deux protagonistes est bien menée, le casting est convaincant, et Los Angeles fait un décor de choix.

Le seul vrai reproche, c’est ce final en forme de couteau sous la gorge. Les créatrices ont clairement écrit la dernière scène en pensant déjà à la saison 2. Et si Netflix ne renouvelle pas, les spectateurs resteront sur leur faim.

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En résumé :

Duel haletant, casting convaincant, 8 épisodes qui passent tout seuls

Final en cliffhanger frustrant, comparaison avec Heat inévitable et pesant

Verdict : Un bon week-end de binge-watch pour les fans de séries criminelles. Pas révolutionnaire, mais efficace. 7/10.

Questions fréquentes sur Nemesis

Combien d’épisodes compte Nemesis ?

Nemesis compte 8 épisodes, tous disponibles depuis le 14 mai 2026 sur Netflix. Chaque épisode dure environ 50 à 60 minutes.

Qui est la créatrice de Nemesis ?

Nemesis est créée par Courtney A. Kemp, connue pour avoir créé la série culte Power, et Tani Marole. C’est la première collaboration entre Kemp et Netflix dans le cadre de sa société de production End of Episode.

Nemesis est-elle inspirée du film Heat ?

Oui, la série assume ouvertement sa référence à Heat de Michael Mann (1995). Le duel entre un flic obsédé et un braqueur méthodique reprend la même dynamique que le face-à-face entre Al Pacino et Robert De Niro. Cependant, Nemesis développe ses propres différences, notamment autour des dynamiques familiales.

Y aura-t-il une saison 2 de Nemesis ?

Netflix n’a pas encore officialisé de saison 2. Le cliffhanger de la fin laisse clairement la porte ouverte à une suite. Avec un début à numéro 2 en France et numéro 6 mondial, le renouvellement est probable mais pas garanti.

Nemesis vaut-elle le coup d’être regardée ?

Si vous aimez les séries criminelles avec un bon duel psychologique, oui. Ce n’est pas la meilleure série du genre, mais elle fait le job. 8 épisodes qui passent tout seuls, un casting convaincant, et une réalisation soignée. Parfait pour un week-end de binge-watch.

Laura Jung
Laura Jung 🎬 Critique & Rédactrice TV

Rédactrice en chef de GTLF, passionnée de culture Pop et de productions originales. Elle passe au crible les nouveautés des plateformes de streaming (Netflix, Prime Video, Disney+) pour livrer des analyses sans filtre et guider vos prochains visionnages.

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